
La CSF appelle les sénateurs à maintenir l’obligation d’avoir un CCAS pour toutes les communes
La majorité sénatoriale rend facultatif pour l’ensemble des communes la création d’un centre communal d’action sociale (CCAS).
Le 15 juin à la commission des lois du Sénat, un amendement présenté par MM. DAUBRESSE et Jean-Michel ARNAUD au projet de loi « Simplification des normes applicables aux collectivités territoriales », rend facultatif pour l’ensemble des communes la création d’un centre communal d’action sociale (CCAS).
A la place, il est proposé de créer une commission consultative réunissant les représentants de la commune et les associations ou organismes liés à cette mission.
La Confédération Syndicale des Familles s’insurge contre cette tentative de destruction des politiques publiques sur le plan local.
Les CCAS sont des structures de proximité clairement identifiées au service des personnes âgées, des familles fragiles, des personnes sans domicile stable.
C’est un recul social de priver les acteurs associatifs du pouvoir décisionnaire partagé avec les élus du peuple pour appliquer les politiques sociales de la solidarité locale.
La Confédération Syndicale des Familles appelle les sénateurs à revenir sur cet amendement de l’article 35 bis lors des débats parlementaires débutant le 23 juin, afin de maintenir le caractère obligatoire du Centre communal d’action sociale dans toutes les communes.
La CSF demande à tous ses militants et ses représentants, notamment dans les UDAF (Union départementale des Associations Familiales) de se rapprocher de leur sénateur et leur député pour obtenir leur soutien dans le maintien des politiques sociales de proximité exercées par les CCAS.
Romain Biessy Secrétaire Général de La CSF