
Pour désengorger les tribunaux, le Garde des Sceaux a trouvé une solution : ” recalibrer l’audiencement”. Pour cela, il a donné consigne par circulaire aux procureu.re.s et aux président.e.s de tribunaux de “limiter la citation de témoins et experts” et ne pas dépasser une unique journée d’audience, y compris pour les cours criminelles départementales qui jugent massivement des affaires de viol.
Le Syndicat des Avocats de France a rappelé que seul le temps du débat judiciaire permet de débattre contradictoirement et oralement des preuves apportées par l’accusation. Il s’agit là de la garantie essentielle d’une justice rendue dignement qui permette la défense des droits des accusé.es et la réparation des victimes : ” Le viol n’est pas un sous-crime qui peut se juger en une audience calibrée à la journée. Faire croire qu’on répond à l’attente des victimes et à l’engorgement des juridictions par des audiences TGV visant à supprimer la citation des experts et témoins au procès c’est masquer l’absence d’une véritable politique de moyens et préparer, dans le même mouvement, d’autres régressions comme l’extension de la justice négociée en matière criminelle.”