Ce jeudi 12 février, à l’appel de la CSF et de l’ALIM, une quarantaine d’adhérents CSF se sont rassemblés devant le Tribunal judiciaire de Lyon, en soutien à l’action l’action en justice de 28 locataires de la résidence Jean-Désiré Trait à Caluire,
Ces locataires avaient décidé d’assigner leur bailleur Grand Lyon Habitat suite à de multiples efforts de conciliation, ayant pointé plusieurs postes de charges non récupérables auprès des locataires, entre 2019 et 2023 notamment :
– le débarrassage des encombrants
– l’entretien de la télé-alarme dans les ascenseurs
– ou encore la part du salaire des gardiens, récupéré à tort puisque n’effectuant plus la rotation des bacs poubelles, depuis l’installation de silos enterrés, à l’extérieur de la résidence.
De nombreux médias avaient fait le déplacement (BFM, Le Progrès, Radio Scoop, Ouest-France, L’Arrière-Cour…) et ont notamment interrogé Hubert Chapus, président de l’association des locataires de la résidence, l’ALIM-CSF: « GLH ne respecte pas la législation sur la récupération des charges ».
Depuis 2018, explique-t-il, « le gouvernement a ponctionné les bailleurs sociaux, qui se sont alors mis à récupérer auprès des locataires des sommes pourtant interdites par la loi ».
Le Tribunal rendra sa décision en décembre, après avoir pris l’avis de la Cour de cassation. Son jugement est très attendu car, comme l’ajoute Hubert Chapus « nous attendons que justice soit faite. Que Grand Lyon Habitat soit condamné à nous rembourser, et que notre jugement fasse jurisprudence pour tous les autres locataires, peu importe leur bailleur social. Qu’ils se trouvent dans la région lyonnaise, ou ailleurs »

